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Les 1001 bienfaits de la musique

L’apprentissage des relations humaines depuis notre entrée dans la vie se fait avec et dans la musique. Notre aptitude à organiser des sons et qui constitue la musique est réelle. Mais comment profiter pleinement des 1001 bienfaits de la musique ? Est-ce seulement organiser des sons, la musique ? Et les émotions ? Cet article met l’accent sur la fonction relationnelle de la musique avant tout. Les 1001 bienfaits de la musique sont avant tout des bénéfices relationnels.

1001 bienfaits, 1001 musiques à retrouver

De la musique sentie à la musique enseignée 

Nous sommes enchevêtrés dans les sons

J’ai toujours vécu en musique. Vous aussi. Pourquoi ? Parce que la musique est constituée de silences, de sons, et de structures mélodiques et rythmiques qui se répètent, se transforment. Mais avant l’âge de 7 ans, je n’ai pas pu plonger dans le monde musical des musiciens proprement dits. Cet univers sonore et tonitruant que j’ai étudié plus tard. La culture musicale est un monde de sons, d’instruments, d’interprètes, d’histoires et de références auditives qui nous ancrent dans le balancement de l’écoute. 

1001 bienfaits sonores quand on se met à l’écoute !

Avant 7 ans, le bain musical dans lequel j’étais comportait pour seules lignes de partitions les fils électriques et les branches d’arbres sur lesquelles se juchaient les oiseaux. Ces boules de plumes à la tessiture et au volume de voix considérables en raison de leur petitesse. La houle de la mer, le bruit du vent dans les feuilles et le tapotement de la pluie sur le toit, comme pour me rappeler sans cesse que le ciel est tout proche, avec quelques voix humaines en prime, résonnaient quotidiennement. Beaucoup de silence, ou plutôt ces infra bruits dont je sentais la vibration inaudible dès que je sortais de la maison. Tous ces êtres infimes qui vivaient à côté de moi, invisibles, silencieux, presque ! Je les écoutais. Sans rien entendre. Mais j’étais attentive. Parfois j’entendais l’aubade d’un grillon, le flonflon d’une cigale. Un gros bourdon surgissait dans un bruit pétaradant pour disparaître aussitôt. 

L’apprentissage musical | voix, instruments, chansons, compositions

La culture musicale m’a été transmise par l’enseignement au conservatoire musical. J’ai écouté les professeurs, les enseignants de solfège, d’instrument, de musique de chambre et d’orchestre, en classique puis en jazz. Puis j’ai entendu mes premières chansons populaires dans la radio d’une voiture d’un parent qui me conduisait au conservatoire. Je découvrais que l’on pouvait mettre des mots dans de la musique ! Je me rappelle très bien, c’était (déjà et pour toujours depuis lors) les ballades de Francis Cabrel. Puis les cassettes, les films, les amis, les concerts ont complété mon tableau de musique.

Avant d’être un objet d’études scientifiques, la musique est un patrimoine culturel et identitaire. Chacun le sien. De nombreux articles évoquent la musique et ses x bénéfices sur la santé, le moral, l’apprentissage. J’ai voulu m’interroger sur les 1001 bienfaits de la musique. Car pour moi les bonheurs d’une mise en musique du monde sont innombrables. Pour y répondre, j’ai rejoint la période d’avant les études et avant le langage. Avant d’être une culture et un apprentissage, la musique est une purée de sensations. 1001 bienfaits de la musique, il faut aussi d’abord les canaliser. En recevoir les nombreux cadeaux sans pouvoir les discerner, c’est au début notre lot à tous.

Le chant du monde et des hommes

Bébé à l’écoute de son corps

Dès la naissance, le langage se vit comme une musique. “On ne naît pas femme”, on le devient, disait Simone De Beauvoir dans Le 2è sexe. Le bébé lui, naît apprenti-musicien. Il a les instruments, caisse claire, cymbales, flûte, accordéon, claves. Son corps est un petit orchestre de chambre qu’il va devoir apprendre à saisir et maîtriser pour le mettre au service d’une communication qui doit, pour sa survie, sonner comme une sérénade aux oreilles de sa mère : 

  • sa bouche, une flûte ou une trompette ;
  • l’air, l’oxygène qui allume la flamme du son ;
  • son système digestif, ça glougloute, ça gargote ;
  • son système respiratoire pour gonfler la montgolfière avant de pousser le hurlement qui va bien ;
  • sa peau, espace de tambour illimité ;
  • ses membres à lancer et à rattraper ;
  • tout son corps collé au corps de sa mère et les deux cœurs qui battent de concert ;
  • les lèvres et la succion de tout ce qui se présente.

 Avant de savoir parler, le bébé babille.

Chansons de paroles

Pendant ce morceau de sa vie si long, la construction de son cerveau passe par une structuration des sons. Ses neurones sont dans un feu d’artifice permanent. La genèse d’une oralité musicale va lui permettre peu à peu de décider quand il “fait” du son ou du mot et quand il n’en fait pas. Pour passer du moment où il hurle ses besoins au moment où il babille quelques syllabes, le bébé nouveau-né fournit un effort de reconnaissance musicale extraordinaire. La parole n’est pour lui pas si loin du gazouillis. Sa parole est une reconstruction musicale des sons entendus. Pas loin de l’onomatopée : les mots-sons y signifient autant par leur répétition, leur intonation, leur rythme et le timbre de la voix que par leur sens. Avant d’être des mots, ils sont des musiques de mots. C’est une manière de jouer de la musique sans instrument !

Écouter les émotions, orchestrer la relation

C’est par l’écoute du timbre de voix de la mère, qui change selon son humeur, que le bébé sait décrypter ses émotions depuis son état de fœtus averti. Pas sourd. Je crois qu’on naît tous musiciens. Les mots sont eux-mêmes des choses, des objets sonores et émotionnels, avant de renvoyer aux choses extérieures au langage. Jusqu’au moment où il sait bien parler, et même longtemps après, un bébé, un enfant, vit le langage comme une musique, et cette musique comme un lien de cœur à cœur.  C’est en écoutant et en répétant, par un travail quotidien de résonances et d’échos que l’apprenti musicien mime le langage comme un bruissement. Nous sommes tous des chanteurs nés.

Dans ce lent travail de murmure et de musiquette, la relation musicale se tisse de mille façons. Le lien enfant-parent se crée et chatoie aux reflets des humeurs de chaque jour. L’amour se construit comme un petit mikado de sons, une ritournelle qui n’en finit pas de se fredonner. Les 1001 bienfaits de la musique se font sentir autant dans l’oreille que dans le cœur.

S’inscrire dans l’espace du son 

Donner de la voix

Pour peu qu’il soit enfant unique, l’espace sonore est un espace idyllique ou cauchemardesque entre son parent le plus proche et lui. Des duos pré-lyriques d’opéras et des airs de bravoure y prennent place avec tendresse, désespoir, ou cruauté infinie. La tristesse profonde, le mutisme, des silences de plomb ou des cris de joie. Qu’un bébé arrive au contraire dans une famille déjà bien étoffée, il y trouve un espace sonore plein de cris, d’injonctions bruyantes variées, de dialogues à l’endroit et à l’envers et de réclamations diverses. Des plaintes tonitruantes laissent place aux vociférations, puis aux réconciliations silencieuses. Il se trouve dans une forêt de sons, et s’il ne construit pas ses propres mélodies, il peut perdre le sens de ce qu’il est et veut ne pas pouvoir se faire entendre et doit donc très tôt donner de la voix.

Le vacarme des partitions

Nous sommes tous des compositeurs. Pourquoi ? Car il faut dès le début composer avec le désir des autres. Bruits, émotions, sensations sont liés et indissociables. De soi aux autres, cela se construit avec quelques briques qu’il faut apprendre à harmoniser :

  • émotions de l’autre ;
  • reconnaissance de ses besoins propres ;
  • écoute des interactions ;
  • productions sonores ;
  • sensations de bien-être. 

Cela fait beaucoup de bruit ! Cela pourrait presque composer le programme d’une méthode de développement personnel. L’un des 1001 bénéfices de la musique, c’est d’agencer tout cela harmonieusement, chaque fois qu’une nouvelle relation se crée. Comme dans les plus grands mélodrames lyriques, ce brouhaha d’émotions et de sensations se termine avec la mort, et commence dès la sortie de l’utérus. Nous devons composer avec les sons car les sons nous indiquent les désirs des autres. L’aptitude musicale nous permet de reconnaître des espaces sonores sans y perdre la sensation de son identité. S’il y a 1001 bienfaits de la musique, c’est bien d’être libre de les choisir et les utiliser. Nous sommes tous des musiciens.

Inscrire son clairon dans la fanfare familiale

Le plaisir de Communiquer | Composer avec l’autre

L’éveil musical et ses joies | Résonner, Raisonner

Certaines mères font écouter du Mozart à leur bébé encore dans le ventre, d’autres chantent sans vergogne des airs d’opéra de Verdi, Puccini, Berlioz et Gounod, ou dans toutes les langues, espérant développer les gènes de petits-génies polyglottes de leur progéniture ? Il est répété partout que les enfants exposés tôt à la musique réussissent mieux leurs études ? Deviennent de brillants musiciens ? Attendez un peu. L’enfant encore bébé, pour entendre, apprend d’abord à écouter et cherche à comprendre. Ou bien, dans un autre ordre, il va :

  • prêter attention ;
  • entendre ;
  • écouter ;
  • comprendre.

Comme le rappelle Véronique Tat, violoncelliste et musicothérapeute au CERCE dans Tant de choses à dire, telles sont les 4 actions entremêlées où l’oreille s’emboîte dans la communication.  Et tout cela, pour un enfant, avant même de savoir parler. Est-ce bien raisonnable ?

Rééduquer la voix, améliorer les performances

C’est dans cet emboîtement que le travail de rééducation de la voix par l’oreille d’Alfred Tomatis s’est développé. Les bénéfices pour les usagers de ses outils sont nombreux et classés dans les 6 domaines ci-dessous :

  • attention ;
  • apprentissage ;
  • voix et langage ;
  • motricité et coordination ;
  • troubles du spectre autistique  ;
  • performances académiques.

L’écoute de la musique permet de jongler avec ces 4 actions plus facilement et améliore la communication au sein de la famille. Les 1001 bienfaits de la musique deviennent 1001 vertus de la communication.

S’autoriser l’émotion et le silence

Les 4 éléments des sonorités de la vie quotidienne

Tous ces éléments sonores sont à la portée de tous :

  • silence ;
  • sons, bruits ;
  • mélodie des hauteurs variables de la voix ;
  • voix parlée et ses rythmes.

Nous sommes tous des interprètes musicaux de talent. Parents, ne négligez pas de vous exprimer et de parler à vos enfants. La musique de vos voix est leur premier carburant. Avec ces 4 éléments, chaque enfant reconstruit la symphonie du nouveau monde. L’œuvre de Gustav Mahler avec Le chant de la terre, celle de d’Antonin Dvorak avec La symphonie du nouveau monde, ou celle de Beethoven et sa symphonie pastorale expriment cet éblouissement devant la nouveauté et la beauté d’un monde découvert par tous les sens et restitué pour l’audition seule.

Écouter le silence pour entrer dans la relation

Mais nous sommes autant baignés par le silence, l’inouï, l’ineffable que par le décibel et le dicible. Le silence qui accompagne la musique autorise :

  • une plus grande place à l’émotion et à l’expressivité ;
  • des rythmes qui redonnent vitalité au parlé ;
  • une fantaisie qui rompt la monotonie ;
  • une prise de conscience de l’ancrage du son dans un corps.

C’est un bienfait incontestable de nos concerts et récitals : restaurer la qualité d’un silence. Le silence permet d’entendre mieux les mots parlés. Il permet d’être plus à l’écoute de soi et des autres. Le silence en musique a des vertus semblables. Il entre dans la musique comme une composante qui permet la relation au monde.

Les 1001 Bienfaits de la musique | les Ressentir

L’authenticité musicale | Se connecter à ses émotions

Le Plaisir de relier l’oreille à la voix

Dans un livre inspiré et inspirant, Le symbolisme du corps humain, la psychothérapeute et infirmière Annick de Souzenelle explore les fonctions symboliques du corps. En s’aidant de son étude de l’hébreu dans les textes bibliques ainsi que d’un bagage scientifique médical, elle rappelle quelques éléments-clés du développement du fœtus humain. Le jeune enfant à naître voit d’abord se développer de façon indifférenciée les organes de l’oreille et de la phonation. La gorge est dans l’oreille et l’oreille est dans la gorge. C’est ce qui explique que la musique est pour nous un plaisir de l’écoute autant qu’un plaisir de l’expressivité. L’oreille entend, et en entendant l’on se souvient de ce moment où l’oreille était indifféremment gorge et oreille, organe de l’audition et organe de la phonation. Inversement, certaines personnes disent entendre en sentant dans la gorge. Leurs repères auditifs sont aussi des repères kinesthésiques liés à la gorge. 

Le Plaisir d’être dans sa vérité

Écouter de la musique est donc bénéfique pour tout ce qui relève de la vitalité de la voix. Parler fait du bien au moral et à l’âme. C’est aussi dire son identité. Mais quand on ne peut plus dire ou qu’on doit se taire, écouter des musiques différentes peut restaurer des capacités vocales éteintes ou amoindries. C’est tout le travail de l’oreille électronique établie par Alfred Tomatis et relaté dans son livre L’oreille et la vie. Il y soigne des extinctions de voix par un traitement qui consiste à faire entendre des sons sélectionnés d’après l’image sonore de sons perçus par le fœtus.

L’oreille se souvient de la gorge quand elle écoute. La justesse des sons touche ainsi la vérité d’un être humain. La musique et en particulier le chant permettent d’ancrer la communication orale dans ce plaisir. Sons et rythmes s’influencent et dynamisent les ressentis de la voix. L’identité s’affirme et se déploie dans ce trajet vivant entre la gorge et l’oreille. Ce travail met d’autant plus l’accent sur les 1001 bienfaits de la musique qu’Alfred Tomatis fait bien la différence entre la voix parlée et la voix chantée.

La danse liée au chant | Flamenco et Duende

Sans rentrer dans les détails de cet immense dossier, je cite un article de Nicolas Delforge sur le Flamenco. La culture du Flamenco rassemble une musique à une danse, un chant, un type de timbre et de rythme, et une manière de sentir. Tout est lié. Cet article évoque le duende que le poète Garcia Lorca avait furieusement voulu définir, étudier et présenter au monde. Quand la musique est à ce point reconnue comme partie intégrante d’une culture, elle se rattache à tous les domaines de la vie et peut prendre l’allure du rituel, de la spiritualité ou même d’une divinité.

Mélopées et Berceuses | Ouvrir les sens

Le bonheur de se relier | le sens caché

Les mélopées et berceuses sont des chants qui racontent des histoires. Ne croyez pas que le sens est anodin dans une berceuse. Il est primordial, car il est la corde tendue entre l’enfant et l’adulte. Le parent, porté par des mots qui l’inspirent, s’adresse à son enfant avec une émotion bien nette. Celle-ci nourrit l’enfant et lui montre le chemin d’un sens à découvrir. Pour le chercher, il va ouvrir ses 5 sens et créer de nouvelles connexions : la transposition d’une perception d’un sens à l’autre développe sa capacité d’attention. La gestion mentale explore le mécanisme qui va de la perception à la compréhension et la mémorisation. Tout au début, il y a le projet de comprendre, de toucher ce son et de le saisir d’une manière ou d’une autre. Même si l’enfant encore petit ne comprend pas les mots, il écoute en grand.

Dans le cas des berceuses, la répétition des refrains et des expressions comme une ritournelle dans les couplets apporte, en prime, le plaisir de retrouver quelque chose qui s’est perdu. Un peu comme dans le jeu du coucou-caché qu’aiment tant les enfants. Il est parfois tout un voyage à accomplir en fermant les yeux pour se laisser transporter par un chant ou la voix d’un instrument. 

La musique développe le don de l’imagination

De même à l’âge adulte : le plaisir du touriste est d’aller dans un dépaysement des sens et de la langue. Or, un pays n’est étranger que parce qu’on n’y comprend rien à ce qui s’y dit. Tout-à-fait comme quand on était enfant, bébé, et que l’on nous disait ou chantait quelque chose auquel on ne comprenait rien, mais avec une voix si douce. Quel plaisir d’imaginer alors et maintenant tout ce qui pouvait être dit dans cette douce mélopée ! On en saisit les notes et les rythmes, la dynamique et le tempo musical, mais le sens des paroles nous échappe. La musique classique, en particulier, certains disent l’aimer d’autant plus qu’ils n’y comprennent rien. Cela les aiderait à sentir par l’imagination et l’émotion. Le plaisir de la sensation d’écoute est ainsi décuplé par le plaisir de l’imagination.

Le rituel de la musique | 1001 connexions à chaque instant

Pour terminer cette exploration des 1001 bienfaits de la musique, voici une citation d’un blogueur qui découvre la musique classique à l’âge de 50 ans. “C’est comme si je venais d’apprendre à lire: je ne sais rien sur rien, je suis vierge de toute référence, j’ai un appétit d’ogre, je veux tout connaître sur tout. J’exige de rentrer dans toutes les maisons, de parcourir toutes ces pièces où se produisent des orchestres fabuleux, où se font entendre des mélopées qui tutoient les Dieux, où violons, pianos, hautbois, trompettes, contrebasses, flûtes, harpes, clarinettes s’accordent entre-eux pour mieux transformer ma vie en une féerie de tous les instants.” Dans cette chronique où il parle de sa découverte de la musique classique sans avoir jamais été mélomane, Laurent Sagalovitsch du Magazine Slate, donne un portrait de lui-même en perpétuel émerveillement musical. Il se montre dans son état d’apprenti-musicien, un peu comme un enfant.

Dans mon parcours, la musique n’a pas été un objet d’étude avant l’âge de 7-8 ans, à l’âge où mes cours de solfège ont réellement commencé. Pourtant j’étais plongée dans une certaine musique depuis bien longtemps. Celle qui a constitué mon identité sonore, musicale, vocale. Cet article détaille quelques pistes pour reconnaître les 1001 bienfaits de la musique et aider chacun de vous à :

  • vous positionner par rapport à ce qui fait musique pour vous ;
  • redécouvrir dans votre identité musicale ce qui vous fait du bien ;
  • faire grandir grâce à la musique un bien-être relationnel.

L’important est de reconnaître que nul n’échappe à la musique. Autant donc apprendre à en estimer les bienfaits. Cela commence avec la vie.

Cet article sur Les 1001 bienfaits de la musique vous a convaincu de vous remettre dans le groove ?  Vous êtes prêt à vous lancer dans vos premiers rituels ? Si vous voulez rejoignez le groupe Facebook et ses mises en chansons, ou bien retrouvez-moi sur YouTube et abonnez-vous à la chaîne musique.pleine.vitalité.  

Jouer de la musique sans instrument

Jouer avec les courants d’air. SSSS. Faire éclater des bulles de chewing-gum. POP. Faire grincer les portes. Tapoter son stylo ou ses doigts sur la table. Écraser des feuilles mortes en promenade. Inspirer fortement. Expirer doucement. Distinguer ces deux chuintements. Craquer les os de son cou, de sa colonne, de ses mains, de ses poignets, etc. Jouer de la musique sans instrument, c’est un peu comme voir l’éclair d’orage qui surgit et compter les secondes qui passent jusqu’au bruit de semonce du ciel, pour savoir si le coup de cymbale du tonnerre va arriver tôt, ou tard. C’est sentir ce moment d’attente comme une pause pleine de tension musicale, car le coup qui vient est prévu. Loin, pas trop loin, ou tout près. Dans trois secondes, dans deux secondes, maintenant ! Jouer de la musique sans instrument, c’est repérer les régularités sonores de notre environnement et en faire nos partenaires. Cet article offre une réflexion sur nos diverses manières d’entrer en relation avec le son pour montrer comme chacun compose sa musique, avec ou sans instrument.

Jouer de la musique sans instrument : des contenus divers

Entendre avec son corps

Le corps est nu face à la musique. Les oreilles n’ont pas de fenêtres, et nos os qui vibrent et captent toutes sortes de vibrations absorbent ce que la peau n’a pas étouffé. Nous sommes faits de membranes vibrantes qui transmettent ou amortissent le son. Tout cela n’a rien de silencieux. Il paraît que lorsque nous sommes dans l’utérus, les bruits n’arrêtent pas non plus : digestion, battement de cœur, voix lointaines, bruits sourds.

Et quand on naît, on retrouve les mêmes bruits, mais sans la sourdine. L’oreille expérimente le son qui claque dans l’air après avoir connu les chants et soupirs sous-marins. Jouer de la musique avec tout ça, qui n’arrête jamais de vibrer et de chanter, c’est donc peut-être, d’abord, faire des pauses. Prendre ses distances avec tel ou tel son. S’autoriser à ne plus entendre tel fond sonore. Et commencer à choisir des sons préférés. Filtrer, atténuer, répertorier, classer, l’oreille fait tout cela. Ce qui sera dit « musique » ne sera composé que de quelques-uns des bruits qui forment notre environnement sonore.

Tenter la musique concrète

Tout est à disposition. Dans la maison, ce sont les casseroles en batterie qui sont le plus souvent utilisées, ou l’eau du bain bien sûr, pour des percussions d’eau, sans compter les portes qui claquent, les pas des voisins qui grimpent l’escalier, les voix qui éclatent. En promenade, le choix est infini : brin d’herbe qui devient siffleur, cupule de gland qui se creuse pour hululer, mains portées en conque aux oreilles pour écouter la mer, mur de frappe qui devient mur d’écho, pommes de pins qui suggèrent vite une percussion de raclement, bâtons, feuilles, herbe foulée, vent qui souffle, les possibilités d’instrumentation à nos oreilles sont illimitées.

Creuser l’espace des sons pour jouer de la musique sans instrument

Ce dont on se rend compte, lorsqu’on se pose la question, c’est que les limites de mon oreille ne sont pas les limites de mon corps. Mes oreilles entendent bien au-delà de ce que peut toucher, et donc jouer mon corps. Jouer de la musique, c’est donc, en une fois, plonger dans cet espace de jeu et d’appels-réponses : un espace creusé par l’écart entre les limites très lointaines du son que je perçois partout et les limites toutes proches du son que je produis ici.

Vertigineux, n’est-ce pas ?

L’espace de résonance

Le sentiment d’un contenant

C’est pourquoi l’image de la montagne est bien choisie pour parler de musique. Car de toute façon la musique me met en position de plonger dans un espace dont je ne maîtrise pas tout. Il s’agit d’un espace qui peut faire peur à certains, et où chacun réagit différemment. Certains choisissent d’y danser, leur corps happé par le vide réagit par la recherche de la terre et de son appui. Ils jouissent ainsi du balancement entre appui et envol. Ils rebondissent en cadence. Leur corps devient métronome et pulsation, pour s’insérer dans la partition de la musique comme un rythme, une virgule, une barre de mesure.

D’autres, au lieu de plonger, attendent. Écoutent. Se cachent pour mieux entendre. Font disparaître leur corps qui bouge pour laisser apparaître le corps qui écoute. Ceux-là sont les adeptes des casques dernière version, des baffles high-tech. Ils choisissent de devenir ingénieurs du son ou compositeurs. Ce sont aussi les thérapeutes et tous les spécialistes de l’écoute. C’est la voix choisie par Stéphanie, celle qu’elle décrit dans Des cornichons au chocolat, et dont je lis ici un extrait destiné à raconter une expérience musicale.

Un corps sonore à harmoniser

Et puis il y a une troisième voie. Celle de ceux qui se saisissent de ce qu’ils trouvent : baguettes, lèvres sifflantes, caisse de résonance, à l’improvisation, et qui utilisent leur voix en dernier ou premier recours. Car à l’appel de ce vide, le grand large de l’espace formé par le son est pour eux une demande amoureuse, une invitation à laquelle il faut absolument répondre. Ils cherchent alors en eux-mêmes, et trouvent, l’espace de résonance intime où leur parole va se faire mélodie sonore. Ils construisent, dans cet espace intérieur, des sensations de vibrations, crescendo et decrescendo, pour répondre et s’associer à l’espace extérieur. Ceux-là deviennent chanteurs, musiciens, ou bien critiques musicaux, écrivains. Ceux-là, dans l’espace contenu et si vaste que leur proposent leurs oreilles, disent « chiche » et ne veulent pas perdre cet espace de jeu.

Mais pour tous, dans cet espace que nos oreilles nous ouvrent parfois sans prévenir, l’harmonie est toujours changeante. Le rythme et les hauteurs de son rentrent directement en résonance avec notre cœur qui bat. Jouer de la musique sans instrument, c’est donc d’abord être présent et à l’écoute de soi dans un monde sonore en évolution permanente.

Et vous, comment jouez-vous de la musique ? Avec ou sans ? Danse ? Chant ? Écoute pure ?

Un livre pour s’en sortir et aller mieux

Quand ça va mal, peut-on sortir du gouffre grâce au livre ? Ici, vous découvrez trois livres pour s’en sortir, mais chaque livre est aussi une entrée dans un monde. Trouvez votre meilleure porte !

Oui, si l’on prend le livre tel qu’il est : un condensé d’expériences, un concert de sons, de mots et de mélodies à entendre intérieurement. C’est un concentré d’idées, de sentiments, d’émotions que vous livre une personne dans un grand tumulte ou sur un petit air. Elle transmet ce qu’elle a de plus précieux, avec sa propre voix.  Voici trois livres :

  • l’un est d’un médecin passionné de développement personnel ;
  • le 2è est d’une japonaise tombée dans la marmite du rangement ;
  • le 3è est d’un jeune anglais qui a transformé le malheur profond d’une dépression en conseils avisés. Les lire, c’est les faire résonner en soi. Chacun y piochera un livre, pour s’en sortir quand ça va mal.

L’oreille et la vie, un livre pour comprendre

La vie, une chambre d’échos

Cet oto-rhino-laryngologiste né en 1920 a écrit cette autobiographie qui a inscrit sur mon front une nouvelle lampe de chercheur. Alfred Tomatis y raconte ses succès et échecs de médecin-chercheur, mais aussi sa vie d’enfant et les grands modèles qui ont façonné son caractère. On y comprend comment ses turpitudes personnelles et familiales sont des échos amplifiés ou assourdis des premières expériences-phares ou traumatisantes vécues dans son enfance. Or, qu’est-ce qui fascine et passionne un oto-rhino-laryngologiste, d’après vous?

Une méthode pour mieux entendre

 Pour Alfred Tomatis, la voix, le lien à la mère et à la lecture ainsi que le lien au chant incarné par la figure tonitruante de son père ont été les moteurs de sa carrière. En finesse et dans une écriture aussi précise que tendre, il esquisse dans ce livre les principes de sa méthode de rééducation de l’ouïe et de la voix. Il nous transporte, communique sa passion pour l’âme humaine, et ouvre des voies de compréhension. Dans mon parcours de musicienne et artiste, c’est LE livre qui m’a donné envie de tenir ce blog sur la musique, la voix, l’écoute. Grâce à la pensée généreuse de ce médecin niçois, j’ai fait des liens entre mes propres découvertes et le rôle prépondérant que jouent nos oreilles dans notre vie. 

Du bord de l’écoute où leurs pavillons s’exposent comme une fleur, nos oreilles nous poussent à mieux entendre. Si j’écoute, j’entends mieux, je comprends plus large et je vais plus loin.

La magie du rangement, un manuel pour se réveiller

Soigner son espace intérieur et accueillir le silence

Dépassée une énième fois par la multitude d’objets chez moi, j’avais décidé d’agir avec méthode. C’est alors que l’opuscule de Marie Kondo, La Magie du rangement, est venu se nicher entre mes mains. Clore cette partie de ma vie où tout était là, mais en fouillis. Ces objets témoignaient autant de mon immense curiosité que de mon incapacité à laisser le passé au passé, dans un grand brouhaha entre passé, présent et futur. Ils m’empêchaient tout simplement de vivre les moments que je préfère. Ce sont les moments d’intelligence. Je m’explique. Cela peut être une simple perception, un instant d’harmonie vécu dans sa plénitude. Ou bien cela peut être le sentiment que tout est juste, un sentiment de paix. Voilà pour moi ce que sont les moments d’intelligence. C’est ce à quoi, à la lecture du livre de Marie Kondo, j’ai réalisé que je n’avais plus accès. 

Un livre pour s’en sortir et retrouver l’esprit libre

En avançant dans ma lecture j’ai compris peu à peu l’énormité de ce qui me restait à faire. Marie Kondo a le tact et l’intelligence de réduire cette énormité qu’est le TRI à une procédure réalisable, simple, progressive, sensée et inspirante et surtout… limitée dans le temps. Les raisons données des freins psychologiques au rangement ou les encouragements et conseils pratiques qu’elle y distille ont été pour moi d’une grande efficacité. J’ai procédé selon sa méthode. J’ai éclairci ma maison par le tri conscient. Mon cerveau a rallumé la flamme d’un présent ouvert à la joie et la clarté. Mes oreilles se sont de nouveau ouvertes à l’improvisation.

 Si vous voulez en savoir plus et voir le résultat, cliquez tout simplement ici http://maison-pleine-vie.com/wp-content/uploads/2020/06/Blog-1.docx pour découvrir l’histoire de mon marathon de rangement personnel. Marie Kondo a également écrit https://des-livres-pour-changer-de-vie.com/ranger-letincelle-du-bonheur/, que vous trouverez très bien résumé sur le blog d’Olivier Roland, Des livres pour changer de vie. J’espère que grâce à l’événement  qu’il organise “Les 3 livres qui ont changé votre vie”, vous aurez la curiosité de consulter son blog.

Un best seller qui pourrait être un roman, une chanson, un livre pour s’en sortir

Rester en vie, un livre pour s’en sortir et être heureux

Voici un récit qui se lit comme on écouterait un tube de The Pogues : ce groupe de rock londonien qui chantait “dirty old town” en mélangeant l’énergie de la scène punk rock à la musique folk irlandaise. Matt Haig, l’auteur, y narre une lutte contre une dépression sévère qui le clouait au lit. Avec troubles d’angoisse et de panique paralysantes. Dans une écriture légère et humoristique, il raconte son calvaire tout en nous faisant sourire, et même rire. C’est un recueil de pensées et un manuel d’auto-guérison qui se déguste comme un bon whisky, qui se sirote avec âpreté. Ses accents lyriques l’enveloppent d’une tendresse qui se devine à peine mais font vibrer le lecteur en sympathie

Spleen et idéal

C’est aussi un témoignage complet, car Matt Haig y relate, assez jeune, l’expérience du pire et du meilleur. Cet ouvrage autobiographique a changé ma vie dans le sens où je n’avais jamais compris comment un dépressif qui subit sa maladie peut s’en sortir. C’est chose faite depuis. Les correspondances avec d’autres processus thérapeutiques sont très éclairantes. D’ailleurs, l’un de ses conseils est de lire. Il nous propose même la liste des livres qui lui ont permis de tenir le coup. C’est parfois dans la nuit la plus noire qu’apparaissent les étoiles les plus lumineuses. Cela ne vous rappelle rien? Alors courez l’acheter.

Un blog pour vos oreilles

Bienvenue sur Musique-pleine-vie.com, un blog pour vos oreilles, pour mieux vivre avec le son et trouver le bien-être. Faites résonner et partagez ! Tout de suite, deux méditations sonores, jour et nuit en Australie

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